La valorisation des richesses marines : un domaine d’avenir

La valorisation des richesses marines est identifiée par la France comme un enjeu majeur à horizon 2030. L’État compte ainsi ce domaine parmi les "piliers essentiels pour assurer à la France prospérité et emploi sur le long terme".

A l’échelle mondiale, les milieux marins suscitent le même niveau d’intérêt en raison des richesses en tout genre dont ils regorgent. Car au-delà d’une biomasse animale ou végétale, les mers et océans nous offrent de l’eau, bien sûr, mais aussi des métaux.

La richesse marine constitue la ressource la plus intéressante à court terme

Parmi les différents types de ressources minérales sous-marines, les amas sulfurés font l’objet d’une attention toute particulière puisqu’en raison de leur plus faible profondeur et leur forte concentration en métaux (cuivre, zinc, plomb, argent, or, cobalt, etc.), ils constituent la ressource la plus intéressante à court-terme.  L’Ifremer estime que la dimension et la richesse des dépôts actuellement connus en mer sont équivalentes à celles des mines exploitées à terre.

Mais l’estimation fine des ressources minérales dans les grands fonds océaniques se heurte, en l’état des techniques actuelles d’exploration, à des verrous d’ordre technologique, méthodologique et financier.

Le projet MELODI (Magnetic and ELectromagnétic Ore DetectIon) ambitionne de lever ces verrous en proposant des techniques innovantes d’exploration à l’échelle régionale (détection) et locale (caractérisation), compatibles avec un objectif industriel d’exploration minérale efficient des fonds océaniques.

Porté par Créocéan, ce projet est lauréat du concours Innovation 2030 lancé par l’Etat en 2013. Parmi les équipements, capteurs magnétiques et drones sous-marins auront assurément une place de choix.